Des journées consacrées à Manuel Azaña et aux républicains espagnols, aux souvenirs et à la mémoire... La conférence s'est dérouler les 3 et 4 novembre 2006 à Montauban. Les deuxième journées se sont dérouleront à Montauban les 2 et 3 novembre 2007.Le prochain colloque se tiendra à Montauban les 23, 24 et 25 octobre 2008
Association Présence de Manuel Azaña
Manuel Azaña est né en 1880 à Alcalá
de Henares, dans une famille de notables :
son père était alors le maire de la ville, où sa
demeure faisait face à la maison natale de Miguel de Cervantes.
Après ses années de pensionnat chez les Pères Augustins
à l’Escorial, ses études de droit le plongent dans
l‘effervescente vie culturelle madrilène, dont l’Ateneo
est alors le centre névralgique.Il en devient le secrétaire
en 1913, ce qui l’amène à s’affirmer pendant
la Grande Guerre comme un des chefs de file des partisans des Alliés
– les aliadófilos
– opposés aux « germanophiles ».
Tout en se consacrant à la réflexion et à l’écriture, son engagement politique se précise dans les années 1920.
La crise de la monarchie parlementaire, l’instauration de la Dictature
de Primo de Rivera déterminent son opposition à un régime
autoritaire. En 1930, il est l’artisan du pacte de Saint-Sébastien
qui rassemble les divers partis de l’opposition républicaine.
En 1931, dès la proclamation de la IIe République, il est appelé aux plus hautes responsabilités. Chef du gouvernement, ministre de la Guerre, il promeut des réformes ambitieuses qui s’inspirent notamment des combats de la IIIe République française en matière de laïcité, d’éducation, de soumission de l’armée au pouvoir civil… Cette œuvre inachevée est compromise par la désagrégation de la coalition républicaine et son échec aux élections de 1933.
Après deux années d’isolement face à des attaques venues de tous les horizons, il revient au premier plan en 1936 : après avoir contribué à la victoire du Front populaire, il se retrouve chef du gouvernement, puis est élu président de la République.
Il va avoir à assumer cette fonction pendant la guerre
civile, voulant incarner la légitimité républicaine
face au soulèvement militaire.
Il lance un appel à tous les Espagnols pour demander sans succès
« paix, pitié, pardon ». Désespéré,
il quitte l’Espagne le 4 février 1939, démissionnant
peu après de la présidence. Il mène
en France une vie précaire d’exilé entouré
des siens, d’abord en Haute-Savoie, puis au Pyla, qu’il doit
quitter en juin 1940 devant l’invasion allemande. Réfugié
à Montauban, il voit sa santé empirer tandis que des émissaires
de Franco cherchent à l’enlever. Sa mort à l’Hôtel
du Midi, le 3 novembre, est suivie le 5 de son inhumation au cimetière
de Montauban.
(Jean-Pierre
Amalric)
Les Journées Manuel Azaña se dérouleront àMontauban du mercredi 21 au samedi 24 octobre 2009 au Théâtre Olympe-de-Gouges, au Collège Manuel Azaña et à l'Ancien Collège. Les Journées Manuel Azaña sont organisées par l'association "Présence de Manuel Azaña".
» la biographie de Manuel Azaña : Jean-Pierre Amalric .